La quasi totalité des vélomobiles actuellement disponibles sont réalisés en composite, le plus souvent à base de fibre de verre. La fibre de carbone est parfois également utilisée pour produire des coques plus légères.

Cette technique présente l'avantage d'être bien connue, maîtrisée, abordable sans investissements démesurés pour des constructions artisanales en nombre limité (les vélomobiles "à succès" ont été produits à quelques centaines d'unités). Il y a cependant quelques inconvénients: c'est assez consommateur de main d’œuvre, et le matériau casse facilement lorsqu'il est déformé.

Il se trouve qu'il existe d'autres matériaux, et des techniques de mise en œuvre correspondantes, qui permettent d'espérer résoudre ces problèmes. C'est ainsi que, sur le marché des kayaks, les modèles haut de gamme et de fabrication artisanale tendent à être en fibre, alors que ceux de plus grande distribution sont en plastique rotomoulé.

Trisled, un fabricant Australien, propose donc depuis peu le RotoVélo, un vélomobile utilisant cette technique.

L'objectif d'un véhicule moins sensible aux chocs et autres manipulations inappropriées semble atteint, ce qui devrait être pratique pour le garer en ville. Malheureusement, la souplesse caractéristique du plastique se ressent dès que l'on prend appui pour monter à bord. Par ailleurs, l'ambiance intérieure, résolument spartiate, est dominée par l'aspect légèrement translucide du matériau.

Les opinions divergent à ce sujet; en ce qui me concerne, je suis pas emballé, il faut bien l'avouer. Au plan technique, on notera une absence de taille: la suspension.

Au final, il est très intéressant d'explorer des pistes permettant de réduire le ticket d'entrée au monde du vélomobile. Cependant, le trou semble béant entre ce modèle et les références du marché au plan technique et présentation; si les prix évoqués devaient se confirmer, de nombreux prospects risquent de passer leur chemin.